Fletcher Henderson, l’inventeur du big band (épisode 2 : Naissance d’un orchestre)

07 Sep 2018 #Bonus

À l’occasion de la réédition par Poll Winners du coffret “The Fletcher Henderson Story, A Study In Frustration”, Jazz Magazine raconte la carrière de l’inventeur du big band. Résumé du premier épisode : fils de bonne famille de province, le pianiste Fletcher Henderson abandonne ses études de chimie, tente sa chance entre musique classique légère et variétés sur le label phonographique noir où il découvre le blues auprès d’Ethel Waters.

<< Lire l’épisode 1

Photo : De gauche à droite : Charlie Dixon, Howard Scott, Fletcher Henderson, Elmer Chambers, Charlie Green, Don Redman, Kaiser Marshall, Ralph Escudero, Coleman Hawkins


De début 1921 à 1923, Fletcher Henderson est le musicien noir le plus enregistré, avec plus de 150 faces comme accompagnateur (Lucille Hegamin, Ethel Waters, Albert Hunter, Trixie Smith, Bessie Smith, Clara Smith, pour ne citer que quelques unes que Fletcher accompagna sur disque). Où l’on voit combien fut important pour la diffusion du jazz instrumental le succès des chanteuses de ce blues de music hall baptisé classic blues (bien distinct du country blues que les chasseurs de tête, les talent scouts missionnés par l’industrie phonographie collectèrent à travers les campagnes américaines à partir de la seconde moitié du siècle).

Etat des lieux
En 1922, on ne connaît du jazz néo-orléanais que les enregistrements d’orchestres blancs, l’Original Dixieland Jazz Band (ODJB) à partir de 1917, les New Orleans Rhythm Kings en 1922. Parmi les musiciens noirs appelés à jouer un rôle décisif dans le développement du jazz, seuls les pianistes ont enregistré, principalement sur piano rolls, le premier succès sur disque du piano stride étant le Carolina Shout que James P. Johnson enregistra en octobre 1921. Si l’on fait exception de l’Ory’s Creole Trombone de juin 1922, il faut attendre avril 1923 et les faces du King Oliver Creole Jazz pour disposer d’un véritable disque de jazz noir de la Nouvelle-Orléans, ville où est né le concept de musique orchestrale reposant sur l’improvisation collective.

Original Dixieland Jazz Band : Dixie Jass Band One Step (New York, séance Victor, du 26 février 1917. « The 75th Anniversary » Bluebird). Nick LaRocca (cornet), Eddie Edwards (trombone), Larry Shields (clarinette), Henry Ragas (piano), Tony Sbarbaro, al. Tony Spargo (batterie).

 

King Oliver Creole Band

King Oliver : Dippermouth Blues (Richmond, séance Gennett du 6 avril 1923. « Off the Record : The Complete 1923 Jazz Band Recordings » Off the Records – Archeophone).

King Oliver (cornet solo), Louis Armstrong (2nd cornet), Honoré Dutrey (trombone), Johnny Dodds (clarinette), Lil Armstrong (piano), Bill Johnson (voix), Baby Dodds (batterie).

La musique noire qui fait référence à New York est encore celle de la Black Bohemia qui s’est cristallisée dans les années 2000 autour de la première vague de comédie musicale noire et au tournant des années 1910 autour de James Reese “Jim” Europe au sein du Clef Club, association des musiciens noirs de New York, encore très enracinée tant dans la tradition des musiques de concert et de salon européennes que dans celle du minstrel show, ancêtre de la comédie musicale et qui a porté le ragtime à l’échelle orchestrale sous forme de musique écrite. Le rêve de Jim Europe, mort en 1919, était de constituer un national negro symphonic orchestra. Fletcher Henderson est encore très proche de cette tendance et se trouve chez lui lorsque au début 1923 Will Marion Cook, ancien élève d’Anton Dvorak au conservatoire de New York et chef de file de la Black Bohemia, l’engage au sein du nouveau Clef Club Orchestra.

 

Jim Europe et l’orchestre des Hellfighters devant l’Hopital de la Croix Rouge à Paris 1918.

Jim Europe : Darktown Strutters’ Ball (séance Pathé de mars 1919. Anthologie « Lost Sounds, Blacks and the Birth of the Recording Industry, 1891-1922 »)

Lieut. Jim Europe 369th U.S. Infantry “Hefighters” Band : probablement Frank de Broit, Russell Smith, Pops Foster, Jake Porter (trompette), Amos Gilliard, Ward “Dope” Andrews, Herb Flemming, Calvin Jones (trombone), deux musiciens non identifiés (saxhorn baryton), Antonio Gonzales, Vess Williams, Percy Green, Arturo Ayala, Clarence “Piccolo” Jones, Joshua Carer, Severino Hernandez (clarinette, flûtes, piccolo), “Pinkhead” Parker et musiciens non identifiés (saxophone, flûte, hautbois), musicien non identifié (basse à vent), Steve Wright ou Karl “Battle Axe” Kenny (batterie), James Europe (direction).

Sauvage mixture de jazz et de douce symphonie
Une autre orchestre va influencer Fletcher, c’est celui du chef d’orchestre blanc Paul Whiteman, en qui certains, non sans raison, voient le véritable inventeur du big band de jazz. Lorsqu’il débarque en 1920 sur la côte Est, ce n’est encore qu’un petit orchestre jouant un jazz quelque peu édulcoré, mais dès l’année suivante, assisté de l’arrangeur Ferdie Grofe qui a travaillé avec l’Orchestre symphonique de Los Angeles, il double ses pupitres de trompette et triple ses bois (sax-clarinette).

 

Paul Whiteman Orchestra vers 1922

Paul Whiteman & his orchestra : Hot Lips (He Got Hot Lips he Plays Jazz) (New York, séance Victor du 23 juin 1922. Anthologie “Hits of the 1920’s, Vol.2, 1921-1923” Naxos)

Henry Busse, Tommy Gott (trompette), Sam Lewis (trombone), Ross Gorman (clarinette, sax alto), Hale Byers (clarinette, sax soprano), Don Clark (sax alto), Jordie Tjordy (violon), Ferdie Grofe (piano, arrangement), Mike Pingitore (banjo), Jack Barby (tuba), Harold McDonald (batterie), Paul Whiteman (direction)

Après qu’il ait créé en 1924 la Rhapsody in Blue commandée pour son orchestre à George Gershwin, il double également les trombones, ses bois comptent quatre pupitres, et un pupitre de violons lui vaut le label de “jazz symphonique”. C’est sur ce modèle (moins les cordes) que, début 1924, le Fletcher Henderson Orchestra est présenté dans une publicité comme « un orchestre de musiciens des nuits de Broadway, pratiquant une étrange et sauvage mixture de jazz et de douce symphonie. » Cet orchestre constitué progressivement au fil d’une centaine de séances instrumentales depuis 1921, compte alors deux trompettes, un trombone, trois bois (dont Don Redman, l’arrangeur, et Coleman Hawkins) et une rythmique avec piano, banjo, tuba (ou saxophone basse) et batteur (Kaiser Marshall, grande figure de l’instrument dans les années 1920, dont les accents, breaks et timbres de cymbales tiennent une place essentiel dans le son des arrangements de Don Redman pour Henderson). Tous sont des musiciens parfaitement éduqués et bons lecteurs. Le banjoïste Charlie Dixon et Kaiser Marshall sont des familiers du Clef Club. Enfant de la moyenne bourgeoisie de Missouri, Coleman Hawkins a étudié le violoncelle, joue du piano et s’est fait connaître en 1922-1923 parmi les Jazz Hounds de Mamie Smith qui l’inscrivait à son affiche sous le surnom de “Saxophone Boy”. Lorsqu’il fait son entrée chez Fletcher âgé de 19 ans, c’est déjà un as de son instrument. Il restera dans l’orchestre jusqu’en 1934 et ce n’est pas un hasard si le coffret “A Study in Frustration” commence par sa première séance pour Fletcher, le 9 août 1923. C’est déjà un virtuose du saxophone mais encore sous l’emprise du saxophoniste Rudy Widoeft, spécialiste du saxophone en ut – C melody sax – et des effets spéciaux (imitations et phrasé staccato recourant aux claquements d’anches dits “slap”. Coleman Hawkins dispose autour de son stand de la clarinette et des saxophones alto, ténor et basse, ce dernier lui permettant à d’assurer également les parties de basse, ordinairement confiées au tuba ou à la contrebasse.

 

Fletcher Henderson’s Orchestra : Dicty Blues (New York, séance Vocalion du 9 août 1923. « A Study In Frustration » Poll Winners)

Elmer Chambers (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (clarinette, arrangement), non identifié (clarinette, sax alto), Coleman Hawkins (sax ténor, clarinette), Fletcher Henderson (piano), Billy Fowler (sax basse), Kaiser Marshall (batterie).

Coleman Hawkins réduira progressivement son matériel pour s’en tenir au ténor dont il sera le maître incontesté jusqu’à son départ de l’orchestre en 1934 (suivi d’un long séjour européen). Cette réputation lui vaudra de sérieux privilèges et avantages financiers au sein du Fletcher Henderson Orchestra,

De l’Alabam Club au Roseland Ballroom

Janvier 1924 : l’orchestre de Fletcher Henderson fait ses débuts à l’Alabam Club au 216 Ouest 44ème rue, vers Times Square, à la tête d’un orchestre de 9 musiciens, un deuxième trompettiste ayant fait son apparition. Ancien cabaret russe sous le nom de Little Club, l’Alabam rouvre en 1924 avec à l’affiche « Dansons aux aires du fameux orchestre de studio de Fletcher Henderson avec les Creole Follies, notamment Edith Wilson et 20 beautés créoles. Dîner du dimanche, de 17 à 21h, 3$ avec danse et revue ». La vedette de l’orchestre, c’est déjà Coleman Hawkins et lorsque le patron de l’Alabam lui demande de jouer sur la piste de danse pour accompagner la chanteuse Edith Wilson, il demande un supplément de cachet. Le patron exige son renvoi, mais cède devant la solidarité de l’orchestre qui menace de quitter l’Alabam lors d’une réunion convoquée par Fletcher. Le patron les retient. Mais en juin, Fletcher boude le renouvellement du contrat et il est engagé pour l’été dans l’une des plus importantes salles de danse de Manhattan Downtown où il restera jusqu’en 1931.

 

 

L’annonce publiée le 22 février 1924 par le Roseland Ballroom dans la presse new-yorkaise nous éclaire sur la nature du Fletcher Henderson Orchestra : « Recherche deux orchestres de danse éclectiques et classieux. Les jazz bands ne seront pas considérés. » Le Roseland Ballroom s’est ouvert en 1917 à Philadelphie, puis, pour échapper aux Blue Laws (sur l’ouverture du dimanche) a déménagé en 1919 sur Broadway à hauteur de la 51ème Rue d’où les soirées sont régulièrement retransmises à la radio. Spécialiste des marathons de danse, réservé aux Blancs, le Roseland accueille le Fletcher Henderson Orchestra à la même affiche que l’orchestre blanc de Sam Lanin, creuset du jazz blanc new-yorkais qui atteindra son apogée avec la swing era des année (1936-1945). Tous deux jouent une musique policée, des pièces de trois à six minutes conçues pour la danse, qui ne doivent être ni trop vigoureuses ni trop suggestives. Si le fox trot, encore très guindé, est encouragé au même titre que la valse et le tango, le charleston et le shimmy sont prohibés. D’où ce paradoxe : les musiciens noirs de l’époque sont souvent déçus de n’être jamais invités à enregistrer cette musique légère de tradition européenne qu’ils sont si fiers de jouer sur scène, alors que les producteurs les engageant en studio pour leur race series, destinées au public noir, exigent d’eux du jazz.

 

Don Redman, le premier arrangeur pour big band

Qu’il s’agisse du Roseland ou des studios d’enregistrement, le répertoire est constitué d’airs à la mode tels qu’ils sont publiés sous forme d’arrangements orchestraux prêts à l’emploi, appelés stock arrangements, consistant en une introduction, un couplet (verse) et deux ou trois refrains (chorus). Né en 1900 en Virginie occidentale, poly-instrumentiste dont l’éducation est un mélange d’autodidactisme et d’enseignement semi-formel encourage par une mère institutrice et chanteuse, Don Redman qui prend la direction musicale de l’orchestre s’en empare pour réarranger ce “prêt à porter” sur le modèle de ce que fournit Ferdie Grofe à Paul Whiteman qui écrira dans son livre Jazz de 1926 : « la nouvelle demande du public est pour le changement et la nouveauté [novelty] : après l’exposé, l’instrumentation doit changer à chaque demi chorus. » Don Redman va donc commencer à ajouter des parties, à introduire des solos (toujours brefs et multiples), à s’approprier un “chorus d’arrangeur”, procédé qui perdurera jusqu’au hard bop sous le nom d’out chorus (écouter Dizzy Atmosphere de Dizzy Gillespie et Whisper Not de Benny Golson) et à multiplier les breaks (jusqu’à 33 breaks solo dans les 3 chorus et demi que compte I’m Gonna See You).

Fletcher Henderson & Sawin’ Six : I’m Gonna See You (New York, séance Ajax de la mi-décembre 1923. « The Chronogical, 1923 » Classics)

Elmer Chambers, Howard Scott (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (clarinette, sax alto, arrangement), probablement Coleman Hawkins (sax ténor, clarinette), Billy Fowler (sax basse), Fletcher Henderson (piano), Charlie Dixon (banjo), Kaiser Marshall (batterie).

Tout est prétexte à truffer les arrangements de surprises sonores. Ainsi, Fletcher Henderson ayant entendu Louis Armstrong jouer avec les pas d’un couple de danseur, incite Don Redman à inventer la figure soft shoe stoptime dont il usera dans Linger AwhileDriftwood où les saxes de Don Redman et Coleman Hawkins imitent eux-mêmes les pas des danseurs et Chicago Blues dans la seconde version duquel l’imitation du pas des danseurs par le washboard de Kaiser Marshall fait presque oublier l’ambiance ferroviaire de la première version.

Henderson’s Club Alabam Orchestra : Linger Awhile (New York, séance Edison du 27 novembre 1923. « The Chronogical, 1923 » Classics).

Elmer Chambers (trompette), Teddy Nixon (trombone), non identifiés (sax alto ou c-melody sax), Coleman Hawkins (sax ténor), Billy Fowler (sax basse), Fletcher Henderson (piano), Charlie Dixon (banjo), Kaiser Marshall (batterie).

Fletcher Henderson & his orchestra : Driftwood (New York, séance Pathé-Act vers le 28 avril 1924. « The Chronogical, 1924 » Classics).

Allie Ross (violon), Elmer Chambers, Howard Scott (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (clarinette, sax alto, hautbois, arrangement), Lonnie Brown (sax alto), Coleman Hawkins (sax ténor), Charlie Dixon (banjo), Kaiser Marshall (batterie), non identifié (sifflet à coulisse).

Henderson’s Dance Orchestra : Chicago Blues (New York, séance Paramount du 5 février 1924. « The Chronogical, 1924 » Classics).

Elmer Chambers, Howard Scott (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (sax alto, carillon arrangement), Coleman Hawkins (sax ténor), Fletcher Henderson (piano), Charlie Dixon (banjo), Ralph Escudero (tuba) Kaiser Marshall (batterie), non identifié (bruits de train).

Henderson’s Dance Orchestra : Chicago Blues (New York, séance Vocalion du 25 mars 1924. « The Chronogical, 1924 » Classics).

Allie Ross (violon, Elmer Chambers, Howard Scott (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (clarinette, sax alto, arrangement), Coleman Hawkins (sax ténor), Fletcher Henderson (piano), Charlie Dixon (banjo), Ralph Escudero (tuba) Kaiser Marshall (batterie, washboard), non identifié (carillon).

On recourt à l’époque volontiers à des imitations bruitistes alors très en vogue (trains comme dans Chicago Blues particulièrement sa première version de février 1924, hennissements, rires, cris de bébé, pleurs, éternuements), mais aussi de plus sérieux exercices de développement compositionnels consistant à recycler d’une partie à l’autre des motifs (notamment ceux placés en introduction par l’éditeur du stock arrangement repris en leitmotiv dans le corps du morceau), à faire circuler une phrase entre les pupitres sur le modèle du hoquet (chacun complétant la phase commencée par le voisin), à restituer des effets de carillon ou de canons. Il arrive encore à Don Redman de simuler par le contrepoint l’improvisation collective néo-orléanaise mais, de manière plus décisive, il définit l’archétype du dialogue questions-réponses entre sectionsqui sera le propre de l’écriture pour big band peut-être sur le modèle des réponses de guitare à la voix des bluemen. En outre, les solistes de l’orchestre (les trompettistes Joe Smith, puis Howard Scott à partir de fin 1923, Coleman Hawkins et le tromboniste Charlie Green à partir de l’été 1924, Buster Bailey à partir de septembre), aspirent à l’improvisation et à ce que l’on appellera bientôt le jazz hot, et ne manquent pas de se distinguer dans les breaks qui leurs sont attribués. Bref, lorsque Paul Whiteman, auquel on décernera bientôt le titre King of Jazz, vient écouter l’orchestre du Roseland, il déclare que si Fletcher Henderson avait été blanc, il aurait été milliardaire. Or, il encore n’a rien entendu.

Fletcher Henderson and his orchestra : Feeling the Way I DoRed Hot Mama (New York, séance Banner du 6 mai 1924. « The Chronogical, 1924 » Classics)

Elmer Chambers, Howard Scott (trompette), Teddy Nixon (trombone), Don Redman (clarinette, sax alto, hautbois), Coleman Hawkins (sax ténor), Charlie Dixon (banjo), Ralph Escudero (tuba), Kaiser Marshall (batterie).

On a retrouvé Feeling the Way I Do sur la scène de Jazz à La Villette le 2 septembre dernier par l’Umlaut Big Band et on le réentendra sur son album “Umlaut Big Band Plays Don Redman, The King of Bungle Bar”.

Umlaut Big Band : Feeling the Way I Do (en concert au Lavoir moderne parisien du 19 au 21 avril 2018 « The King of Bungle Bar » Umlaut Records)

Brice Prichard, Louis Laurain, Emil Strandberger (trompette), Fidel Fourneyron, Michaël Ballue (trombone), Pierre Antoine Badaroux (sax alto, direction), Antonin-Tri Hoang (sax alto, clarinette, clarinette basse), Geoffroy Gesser (clarinette, sax alto), Benjamin Dousteyssier (saxes alto, baryton et basse), Romain Vuillemain (guitare, banjo), Bruno Ruder (piano), Sébastien Beliah (contrebasse), Antonin Gerbal (batterie).

A suivre le vendredi 14 septembre : Fletcher Henderson, 3ème épisode, La Leçon de Louis Armstrong.

Bibliographie :Fletcher Henderson and Big Band Jazz, The Uncrowned King of Swing, Jeffrey Magee (Oxford University Press)The Song of the Hawk, the Life and Recordings of Coleman Hawkins, John Chilton, The University of Michigan Press

Franck Bergerot

Lire l’épisode suivant >> 

 

 

Brève de jazz

BON ANNIVERSAIRE MARTIAL !!!

MARTIAL SOLAL, notre héros du piano syncopimprovisé fête aujourd'hui ses 91 ans. Le 26 septembre il jouera à Vienne, en Autriche, au Porgy and Bess ; et en décembre il jouera à Münich. Les organisateurs autrichiens et allemands ont conservé leurs oreilles ouvertes aux disques de ces derniers mois : «Masters in Bordeaux», avec Dave Liebman, et le fantastique solo de Gütersloh en novembre dernier «My One And Only Love, Live at Theater Gütersloh, European Jazz Legends #15» (sans parler des formidables inédits de Los Angeles 1966 !). Amis programmateurs de l'hexagone, seriez-vous frileux ? Xavier Prévost https://www.porgy.at/en/events/8968/

Dayna Stephens

Son nom vous ne vous dit peut-être rien, mais quand vous saurez qu’il a enregistré aux côté de John Scofield, Kenny Barron, Brad Mehldau, Julian Lage, Ambrose Akinmusire ou Gerald Clayton, vous comprendrez que, match ou pas match, on ne saurait manquer, ce soir 11 juillet, l’unique date en France de ce géant tranquille du ténor, dont le jeu atteint à l’approche de la quarantaine une impressionnante maturité.

Mathis Pascaud – Concours national de jazz de La Défense

C’est le guitariste Mathis Pascaud qui a remporté le prix de groupe de la Défense à la tête de son quartette Square One. Le saxophoniste Lucas Saint-Cricq qui remplaçait pour l’occasion Christophe Panzani s’est vu décerner le prix d’instrumentiste.

EN KIOSQUE

20180901 - N° 709 - 100 pages

L’histoire jamais racontée d’un concert légendaire donné à l’Olympia en 1971, une tournée vécue de l’intérieur en 1967 par le...