Fletcher Henderson, l’inventeur du big band (Épisode 6 : Les derniers feux de l’orchestre)

05 Oct 2018 #Bonus

À l’occasion de la réédition par Poll Winners du coffret “The Fletcher Henderson Story, A Study In Frustration”, Jazz Magazine raconte la carrière de l’inventeur du big band.

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Ci-desssus, le Fletcher Henderson Orchestra pendant la saison d’été à Atlantic City, avec de gauche à droite: Russell Procope, Coleman Hawkins, Edgar Sampson, Clarence Holiday, Walter Johnson, John Kirby, Fletcher Henderson, Russell Smith, Bobby Stark, Rex Stewart, J.C. Higginbotham, Sandy Williams.

Résumé des épisodes précédents : Fletcher Henderson a fondé en 1923 le premier big band de l’histoire du jazz avec l’aide de son arrangeur Don Redman. Le passage en son sein de Louis Armstrong a constitué une leçon de swing et de discipline dans l’improvisation et laissé une empreinte durable notamment sur Don Redman. Il est remplacé de 1928 à 1931 par Benny Carter, mais le manque de poigne de son chef va mener l’orchestre à sa perte alors même qu’il est à son sommet.

Benny Carter parti, alors que de nouveaux visages vont et viennent derrière les pupitres (on y verra même en 1932 Leora, l’épouse du chef, parmi les trompettistes) et que le pupitre de trombones se perfectionne et se modernise avec l’arrivée de Sandy Williams et de J.C. Higginbotham, les signatures se multiplient au répertoire de l’orchestre, en plus de Fletcher qui se met à arranger. Les arrangeurs extérieurs contribuent notamment à satisfaire les exigences de diversité du Connie’s Inn.

Deux d’entre eux se distinguent. Nat Leslie par son étrange Radio Rhythm dont l’atmosphère et les effets de dissonances et de clusters annoncent Stratosphere de Jimmie Lunceford arrangé par Edwin Wilcox. Quand aux Business in F d’Archie Beyer et Hot & Anxious d’Horace Henderson (frère de Fletcher qui emprunte à Wingy Manone un motif qui deviendra le fameux In the Mood de Glenn Miller), ils rappellent que l’usage du riff n’était pas l’exclusivité des orchestres de Kansas City.

Le Connie’s Inn, night club concurrent du Cotton Club, ouvert à Harlem de 1923 à 1934 au 2221 de la 7ème avenue, à hauteur de la 131e rue. L’orchestre de Fletcher Henderson en prit le nom pour certaines séances hors Columbia de 1931-1932 alors qu’il s’y trouvait à l’affiche.

Connie’s Inn Orchestra : Radio Rhythm (New York, séance Brunswick du 17 juillet 1931. « The Chronogical, 1931 » Classics)

Russell Smith, Bobby Stark (trompette), Rex Stewart (cornet), Claude Jones, Benny Morton (trombone), Russell Procope, Harvey Boone (clarinette, sax alto), Coleman Hawkins (sax ténor), Fletcher Henderson (piano), Clarence Holiday (guitare), John Kirby (tuba), Walter Johnson (batterie), Nat Leslie (arrangeur).

Fletcher Henderson and his Orchestra : Business in F (New York, séance Victor du 16 octobre 1931. « Chronogical, 1931-1932 » Classics)

Les mêmes mais J.C. Higginbotham seul tromboniste, Edgar Sampson remplace Harvey Boone, John Kirby est à la contrebasse, Archie Beyer (arrangement).

Fletcher Henderson and his Orchestra : Hot and Anxious (New York, séance Columbia 19 mars 1931. « Study In Frustration » Poll Winners Records)

Comme sur Radio Rhythm mais Horace Henderson (piano et arrangement) et John Kirby (contrebasse).

Déjà rencontré dans notre chapitre 4, Bill Challis (l’arrangeur de Paul Whiteman que l’on retrouvera plus tard chez Glenn Miller et Artie Shaw) recyclera le chef d’œuvre de 1927 Singin’ the Blues (qu’il avait déjà arrangé quasiment à l’identique pour Whiteman), confiant le solo de Frankie Trumbauer à la section de sax et le solo de Bix Beiderbecke à Rex Stewart (dont le style consistera en un très original amalgame des influences de Bix, Louis Armstrong et Bubby Miley).

Bix Beiderbecke: Singin ‘ the Blues (séance Okeh du 4 février 1927. Bix Beiderbecke «The Quintessence» Frémeaux)

Bix Beiderbecke (cornet), Miff Mole (trombone), Jimmy Dorsey (clarinette), Frank Trumbauer (C melody sax), Paul Mertz (piano, arrangement), Eddie Lang (guitare), Chauncey Morehouse (batterie).

Fletcher Henderson & his orchestra : Singin’ the Blues (séance Melotone du 10 avril 1931. « The Chronogical, 1931 » Classics)

Russell Smith, Bobby Stark (trompette), Rex Stewart (cornet), Claude Jones, Benny Morton, (trombone), Russell Procope, Harvey Boone (clarinette, sax alto), Coleman Hawkins (sax ténor), Fletcher Henderson (piano), Clarence Holiday (guitare), John Kirby (contrebasse), Walter Johnson (batterie), Bill Challis (arrangement). NB : ne pas confondre avec la version chantée du 15 octobre 1931 pour Columbia qui figure sur le coffret “A Study in Frustration”.

Un certain laisser aller

Lorsque le jeune producteur John Hammond (25 ans) décide de reprendre l’orchestre en main, il se heurte rapidement à l’indiscipline qui y règne. Au Public Theater où il leur a trouvé un long engagement, il constate qu’il n’y a jamais plus d’un ou deux musiciens qui arrivent sur scène à l’heure et une semaine plus tard, la formation de Fletcher est remerciée pour celle plus fiable de Luis Russell. Pour les séances d’enregistrement, il en va de même : « À 10 heures, deux musiciens étaient au studio. À 12h35, John Kirby est arrivé en traînant sa basse, suivi peu après par le reste de l’orchestre. Il nous restait exactement 50 minutes pour mettre l’orchestre en place et graver quatre faces, à une époque où l’on gravait directement sans possibilité de retouche. Nous avons passé trop de temps sur Underneath the Harlem Moon, un truc commercial pour faire plaisir à je ne sais qui, dont l’éditeur avait dû payer pour l’arrangement, et dont Fletcher avait confié les paroles à Katherine Handy (la fille de W.C. Handy). »

Ils enregistrent ensuite Honeysuckle Rose : après un simple exposé trompette-trombone, ce n’est qu’une succession de solos (de J.C. Higginbotham qui semble sous l’influence de Coleman Hawkins qui lui succède, et Bobby stark dont le style s’est épanoui) simplement conclue par deux riffs, un pour chaque partie du thème, simplicité du swing qui donne le ton de la Swing Era et dont les big bands blancs qui la domineront sauront se souvenir. « Le troisième morceau, poursuit John Hammond, c’était King Porter Stomp pour lequel nous n’avions le temps de faire qu’une seule prise L’orchestre est totalement détendu et tout ça enregistré avec un seul micro dans un médiocre studio du 55 de la 5ème avenue ! Chez Columbia, ils étaient évidemment furieux contre Fletcher et contre moi, et avait de bonne raison de l’être. Fletcher m’avait à nouveau laissé tomber. Pire, il manquait une opportunité dont il avait bougrement besoin. Et pourtant, la séance était l’une des plus satisfaisantes que j’ai jamais eues. Peut-être pour s’amender, les musiciens ont-ils tout donné dans le bref laps de temps qu’il nous restait. Le studio était petit, la disposition de l’orchestre intime, le genre de conditions dans lesquelles les musiciens peuvent bien s’entendre. Le résultat fut superbe. » Jugeons en avec cette nouvelle version de King Porter Stomp qui fait définitivement basculer le ragtime de Jelly Roll Morton dans l’ère du swing.

Fletcher Henderson  & his orchestra : New King Porter Stomp (New York, séance Columbia du 9 décembre1932. « A Study in Frustration » Columbia)

Bobby Stark, Russell Smith (trompette), Rex Stewart (cornet), J.C. Higginbotham, Sandy Williams (trombone), Hilton Jefferson , Edgar Sampson, Russell Procope (sax alto), Coleman Hawkins (sax tenor), Fletcher Henderson (piano), Fred White (guitare), John Kirby (contrebasse), Walter Johnson (batterie), Fletcher Henderson (arrangement).

Lors de la séance suivante en août 1933, une nouvelle version de King Porter tout aussi jubilatoire est mise en boîte ainsi qu’une composition de Coleman Hawkins où l’audace de sa pensée harmonique est illustrée par l’effets modernistique des suites d’accords augmentés. Enregistrée une première fois le 18 août pour Vocalion, elle gagne en nervosité le 22 septembre sous étiquette Columbia. On y fait la connaissance d’un nouveau venu, le trompettiste de La Nouvelle Orléans, maillon manquant précédent Roy Eldridge dans l’intervalle stylistique séparant Louis Armstrong de Dizzy Gillespie, Henry “Red” Allen.

Fletcher Henderson  & his orchestra : Queer Notions (New York, séance Columbia du 22 septembre 1933. « The Chronogical 1932-1934 » Columbia)

Bobby Stark, Russell Smith, Henry « Red » Allen (trompette), Dickie Wells, Claude Jones (trombone), Hilton Jefferson , Russell Procope (sax alto), Coleman Hawkins (sax tenor), Fletcher Henderson (piano, arrangement), Bernard Addison (guitare), John Kirby (contrebasse), Walter Johnson (batterie).

Comme un bande de gamins prenant un bain de boue

L’orchestre est alors un paradoxe, jamais meilleur que lorsqu’il est sur scène et décevant en disque pour ceux qui l’ont entendu live. John Hammond qui a constaté son indiscipline et son excellence, émet l’hypothèse que Fletcher avait besoin des meilleurs musiciens possibles parce qu’il leur laissait le maximum de liberté. Les musiciens eux-mêmes s’y plaisent, même lorsque le chef manque à les payer. Walter Johnson : « L’orchestre était si bon, que j’aurais joué avec eux pour rien. » Dickie Wells : « Ils ne se préoccupaient pas d’argent. Dans l’orchestre de Fletcher, une fois que vous aviez commencé à jouer, une fois que vous aviez envoyé la première note de ces super arrangements, on oubliait tout le reste. »

Entre 1932 et 1934, la majorité des arrangements fut “écrite de tête” (head arrangement) et fait dire à Coleman Hawkins « On les faisait juste comme ça… directement à la répétition. Les cuivres proposaient quelque chose, les saxophones une autre. Et on passait à une autre pièce. » Horace a des souvenir plus précis de Fletcher dirigeant les répétitions d’un nouveau morceau en expliquant la structure de base, mais sans prendre le temps d’écrire, sinon parfois une ébauche, parce que l’orchestre connaissait son style. Dickie Wells commente : « Le jazz, c’est ça. Si vous êtes trop propre, trop précis, il arrive que ça ne swingue pas que ça soit plus drôle du tout. Les arrangements de Fletcher, vous vous y sentiez à l’aise, vous vous amusiez à filer là-dedans. On pourrait presque comparer ça à une bande de gamins jouant et s’éclatant dans la boue. Lorsque la mère en appelle un pour lui laver les mains, il est propre, et il doit rester à regarder les autres continuer à se marrer. » Sans recourir aussi délibérément à la pratique du riff qui prévaudra chez Count Basie, les arrangements de l’époque rompent avec la diversité de climats des pièces à tiroirs multiples des années 20 héritées du ragtime, et se développent sur les boucles harmoniques brèves et élémentaires comme dans Yeah Man ! ou dans la section finale de King Porter Stomp. Des “strains” de 16 mesures répétés (2xA, 2xB, interlude, 3 C) de cet ancien ragtime composé par Jelly Roll Morton en 1905, il ne reste plus qu’un seul A introductif qui est chorussé à la trompette sur des riffs de sax et un interlude ouvrant sur la répétition en boucle de la partie C où se succèdent les solos comme dans une jam session. Et sur scène, ça pouvait se prolonger très au-delà des versions phonographiées. Une option qui facilite les remplacements parmi ce personnel de plus en plus changeant et qui fera le bonheur de David Sanborn dans la version de Gil Evans de 1975.

Fletcher Henderson  & his orchestra : Yeah Man ! King Porter Stomp Can You Take It ? (New York, séance Vocalion du 18 août 1933. « A Study in Frustration » Columbia)

Bobby Stark, Russell Smith, Henry Red Allen (trompette), Dickie Wells, Claude Jones (trombone), Hilton Jefferson , Russell Procope (sax alto), Coleman Hawkins (sax tenor), Fletcher Henderson (piano, arrangement), Bernard Addison (guitare), John Kirby (contrebasse), Walter Johnson (batterie), Horace Henderson (arrangement sur Yeah Man !).

Coleman Hawkins vacille, ouvre ses ailes… et l’orchestre chute

It’s the Talk of the Town tient une place à part dans cette année 1933. Les ballades ont été rares chez Fletcher et celle-ci semble taillée sur mesure pour Coleman Hawkins. Depuis toujours, il est la star de l’orchestre, s’autorisant tous les retards et bénéficiant de conditions spéciales, annoncé à l’affiche des tournées de 1932 comme la principale attraction. Néanmoins, il a beaucoup appris d’Armstrong, puis de Benny Carter, et enfin d’Art Tatum rencontré lors d’une tournée. Depuis son solo d’If I Could Be with You One Hour Tonight, on lui connaît dans les ballades ce style fleuri qu’il partage avec Tatum et vedettes du chant lyrique.

Fletcher Henderson  & his orchestra : It’s the Talk of the Town (New York, séance Columbia du 22 septembre 1933. « The Chronogical, 1932-1934 » Classics)

Bobby Stark, Russell Smith, Henry Red Allen (trompette), Dickie Wells, Claude Jones (trombone), Hilton Jefferson , Russell Procope (sax alto), Coleman Hawkins (sax tenor), Horace Henderson (piano), Bernard Addison (guitare), John Kirby (contrebasse), Walter Johnson (batterie), Horace Henderson (arrangement).

Le 18 novembre 1933, après le concert de Fletcher Henderson à Kansas City, les saxophonistes de Kansas City, Lester Young et Ben Webster en tête, tendent un “guet-apens” à Coleman Hawkins au Cherry Blossom. La bataille de ténor dure toute la nuit et à l’aube, seul Lester Young résiste à Coleman Hawkins qui finit par prendre la fuite pour rattraper l’orchestre parti vers sa prochaine étape. On dit qu’il y brûla le moteur de sa Cadillac. Reste que sa couronne a vacillé. Il part bientôt pour l’Europe, non sans avoir laissé à la cire ses merveilleuses rêveries sur les boucles hypnotiques d’Hocus Pocus.

Fletcher Henderson  & his orchestra : Hocus Pocus (New York, séance Victor du 6 mars 1934. « The Chronogical, 1932-1934 » Classics)

Russell Smith, Joe Thomas, Henry Red Allen (trompette), Keg Johnson, Claude Jones (trombone), Buster Bailey (clarinette), Hilton Jefferson , Russell Procope (sax alto), Coleman Hawkins (sax tenor), Fletcher Henderson (piano), Bernard Addison (guitare), John Kirby (contrebasse), Victor Engle (batterie), Will Hudson (arrangement).

Fletcher engage Lester Young qui renonce après que Leora ait tenté de lui apprendre à jouer comme Coleman Hawkins. C’est finalement Ben Webster qui aura l’affaire. Une affaire sans lendemain. En tournée, le chef néglige de payer et, lors d’un engagement au Graystone Ballroom de Detroit début novembre 1934, ses musiciens  finissent par le laisser tomber et rentrent à New York par leurs propres moyens… L’orchestre est dissout alors qu’il est à son sommet si l’on en croit les faces Decca des 11, 12 et 25 septembre 1934. On y comparera notamment le nouvel arrangement de Shanghai Shuffle par Fletcher avec celui de Don Redman 10 ans plus tôt (voir notre chapitre 3). Tandis que les chinoiseries du premier est typique de l’esprit novelty des années 20, ou chaque chorus, voire chaque groupe de mesures, devait dévoiler de nouvelles surprises orchestrales et sonores, comme dans un parc d’attraction, le nouvel arrangement n’est plus qu’au service du swing et de l’esprit de chauffe sur un rythme lissé sous leur pas des sections, des solistes… et des danseurs.

Fletcher Henderson  & his orchestra : Limehouse BluesBill John’s Special (New York, séance Decca du 11 septembre 1934. « The Chronogical, 1932-1934 » Classics)

Russell Smith, Irving Randolph, Henry Red Allen (trompette), Keg Johnson, Claude Jones (trombone), Buster Bailey (clarinette), Hilton Jefferson , Russell Procope (sax alto), Ben Webtster (sax tenor), Fletcher ou Horace Henderson (piano), Lawrence Lucie (guitare), Elmer James (contrebasse), Walter Johnson (batterie), Benny Carter (Limehouse Blues) et Horace Henderson (Bill John’s Special) (arrangement).

Epilogue à suivre le vendredi 19 octobre (pas de livraison le 12 pour cause de bouclage du numéro de Jazz Magazine de novembre.)

A lire :

Fletcher Henderson and Big Band Jazz, The Uncrowned King of Swing, Jeffrey Magee (Oxford University Press)

The Song of The Hawk, The Life and Recordings of Coleman Hawkins, John Chilton (The University of Michigan Press)

John Hammond on Record (An Autobiography), avec Irving Townsend (Penguin Books)

Brève de jazz

Stan Getz à l’Espace Cardin le 27 novembre 1979 – samedi 3 et dimanche 4 novembre à 18h dans Les Légendes du Jazz de Jérôme Badini sur France Musique

Après Miles Davis en 2015, Charles Mingus en 2016 et Ella Fitzgerald en 2017, un autre trésor vient de ressurgir des archives Ina - Radio France… Jérôme Badini y a déniché une nouvelle pépite, celle que nous offrait le 27 novembre 1979, dans le superbe écrin de l’Espace Cardin, le saxophoniste Stan Getz. Une retransmission France Musique jamais rediffusée dans son intégralité et n'ayant fait l'objet d'aucune parution phonographique et spécialement re-masterisée pour Les Légendes du jazz par l’Ina.

MARTIAL SOLAL en solo Salle Gaveau le 23 janvier 2019

Pour ceux qui n'iront pas l'écouter à Munich le 14 décembre 2018, et même pour ceux qui auront fait ce voyage, car on ne s'en lasse pas, réservez votre soirée du mercredi 23 janvier 2019 à Paris : MARTIAL SOLAL revient Salle GAVEAU, mais plus en trio comme en 1962-63 : en SOLO. Réservez votre soirée..... et vos places ! http://www.sallegaveau.com/spectacles/martial-solal-piano-solo

BON ANNIVERSAIRE MARTIAL !!!

MARTIAL SOLAL, notre héros du piano syncopimprovisé fête aujourd'hui ses 91 ans. Le 26 septembre il jouera à Vienne, en Autriche, au Porgy and Bess ; et en décembre il jouera à Münich. Les organisateurs autrichiens et allemands ont conservé leurs oreilles ouvertes aux disques de ces derniers mois : «Masters in Bordeaux», avec Dave Liebman, et le fantastique solo de Gütersloh en novembre dernier «My One And Only Love, Live at Theater Gütersloh, European Jazz Legends #15» (sans parler des formidables inédits de Los Angeles 1966 !). Amis programmateurs de l'hexagone, seriez-vous frileux ? Xavier Prévost https://www.porgy.at/en/events/8968/

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20181001 - N° 710 - 100 pages

L’histoire du jazz est traversée de moments de grâce pas toujours connus du grand public. Pour remettre en lumière les...