Fontaine à Jazz

07 Dec 2018 #

 

Dans le sillage d’Hermon Mehari, jeune trompettiste dont on n’a pas fini de parler, des jams -sessions de haut vol et de haute tenue sont proposées à la Fontaine de Belleville à partir de 16h30 tous les samedis.

Quel plaisir de se retrouver en ce lieu, la Fontaine (31-33 rue juliette Dodu, près du métro colobel Fabien) où  sous l’égide de Julien Caumer dans les années 2000, des musiciens et des musiciennes de premier plan soufflaient leurs premiers chorus (on pense à Anne Paceo, Sophie Alour, Laurent Coq…) et où l’on pouvait écouter de l’excellent jazz dans la familiarité d’un endroit chaleureux (avec ce feu du panneau de signalisation qui se reflétait, tantôt rouge, tantôt vert sur le cuivre des cymbales).

Puis l’endroit a fermé. La musique y est revenu petit à petit. Depuis quelques mois, tous les samedis après-midi, elle y prend ses quartiers dans le sillage d’Hermon Mehari, magnifique trompettiste américain installé à paris depuis quelques mois, qui jongle avec grâce  entre la tradition et l’avenir, et qui attire comme un aimant les meilleurs musiciens de la capitale, ce qui fait de cette jam-session l’une des plus relevées de Paris et alentours.

En ce samedi de novembre, Hermon Mehari joua notamment un admirable Along came Betty, ainsi qu’une délicate version de Ask me now. Il était accompagné (du moins pour Along came Betty) du saxophoniste alto Plume, du contrebassiste Joachim Govin, du batteur Philippe Maniez. Tous les samedis après-midi, le jazz coule à la Fontaine, et c’est vraiment une bonne nouvelle.

texte: JF Mondot

dessins: AC Alvoët

Pour commander un des dessins, s’adresser à l’artiste à l’adresse suivante: annie-claire@hotmail.com D’autres dessins de musiciens de jazz par l’artiste sont visibles sur son site : www.annie_claire.com ainsi qu’une grande diversité de peintures et gravures.

Brève de jazz

Bill Carrothers: solo unique au Duc

C'est sans doute le pianiste le plus rare de notre époque, à tous les sens du terme: si l'ont tient bien nos tablettes, l'immense Bill Carrothers ne s'était plus produit à Paris depuis... 2011! Alors, pour une fois qu'il quitte sa retraite du fin fond du Michigan, on ne manquera pas sous aucun prétexte son unique date au Duc des Lombards ce jeudi 6 décembre, qui plus dans l’intimité d'un solo, configuration dans laquelle il nous a livré ses plus grands disques.

Palmarès.

C’est l’Auxane Trio du pianiste Auxane Cartigny avec le contrebassiste Samuel F’hima et le batteur Tiss Rodriguez qui a remporté l’édition 2018 du prix international Jazzymatmut dans le cadre des actions culturelles du Groupe Matmut. Le trio a touché un chèque de 8 000 €. 2ème prix : le quartette de Ludovic Ernault (5 000 €). 3ème prix : l’Eugène quintette (2 000 €). Auxane Cartigny avait ouvert la série de des 20 pianistes à suivre publiée tout au long du mois d’octobre dans les Bonus de jazzmagazine.com.

Un Marquis au Duc

Alors qu'on est encore sous le choc de la disparition précoce de Roy Hargrove, c'est l'un des trompettistes les plus en vue de la jeune génération qui se produira les 5 et 6 novembre au Duc des Lombards, en la personne de Marquis Hill. Pour la présentation de son nouvel album « Modern Flows II », le Chicagoan sera entouré d'un quintette de grande classe où l'on retrouvera notamment Logan Richardson au saxophone, ainsi que la nouvelle valeur montante du vibraphone, Joel Ross.

EN KIOSQUE

20181201 - N° 712 - 116 pages

Le 6 janvier 1999, Michel Petrucciani s’éteignait à New York. Quelques mois plus tôt, le jazzman le plus populaire de...